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George Bemberg Biographie

Georges Bemberg Après s'être illustrée au XVIIIème siècle à la tête de la communauté luthérienne de la ville de Cologne d'où elle est originaire, la famille de Georges Bemberg s'est établie dans les années 1850 en Argentine, pour y développer des activités industrielles. Depuis lors, elle a également toujours entretenu des liens étroits et privilégiés avec la France.

Mais Georges Bemberg, élevé en France et imprégné de culture française, appartenait d'abord à la lignée universelle des humanistes.

Dès son plus jeune âge, il manifesta un goût prononcé pour les beaux objets et c'est alors qu'il était étudiant à Harvard qu'il éprouva son premier "coup de coeur" pour une gouache de Pissarro, remarquée chez un marchand new-yorkais et acquise pour 200 dollars.

De ce jour, naquit une passion qui devait ne pas s'éteindre.
Georges Bemberg constitua ainsi sa collection au fil des ans, ne se laissant guider que par son goût personnel et par ses moyens financiers, qui lui interdirent parfois d'acquérir les oeuvres qu'il convoitait ! Cependant sa famille, grande amie des arts (l'un de ses oncles, peintre, mort prématurément, fut même l'élève de Picasso), l'encouragea et l'aida toujours dans son entreprise.

D'abord à New York, puis à Paris après la guerre, Georges Bemberg se familiarisa avec le marché de l'art, se liant avec les marchands de tableaux, parcourant les ventes. C'est à Paris qu'il découvrit Bonnard, pour qui il éprouva immédiatement un engouement définitif, et dont il acquit plus de trente toiles. Plus tard, dans les années 1960, il se passionna pour les bronzes, dont nombre de beaux spécimens figurent dans sa collection.

Sensible à toutes les formes de création artistique, Georges Bemberg fut également très tôt attiré par la musique et la littérature.

Pianiste averti, il envisagea un moment de devenir compositeur, notamment sous l'influence de Nadia Boulanger (dont la présence momentanée à Cambridge lui fit préférer Harvard à Yale !), et chez qui il côtoya de nombreux compositeurs américains. Mais le tempérament éclectique de cet amateur éclairé ne s'accommoda pas de l'exclusivité "sacerdotale" qu'exigeait une carrière musicale.

C'est finalement dans la création littéraire que se lança Georges Bemberg ; diplômé de Harvard en littérature comparée anglaise et française, familier des cercles littéraires de Nouvelle Angleterre, il rencontra les plus grands auteurs comme John Dos Passos ou Edmund Wilson.
À son tour, il publia différents ouvrages : des pièces de théâtre, dont certaines furent jouées aux États-Unis, ainsi que des romans, rédigés les uns en anglais, les autres en français, favorablement accueillis par la critique.

Jusqu'à ses derniers jours, Georges Bemberg partagea son existence entre Paris, New York et Buenos Aires. Sa passion pour la peinture ne faiblit jamais et il continua jusqu'à sa mort à consacrer une partie de son temps à la recherche d'oeuvres s'harmonisant avec son esthétisme personnel.

Sans héritier direct, Georges Bemberg s'était, à la fin des années 1980, inquiété du futur de ce qui était devenu, au fil de sa vie, une collection d'une qualité et d'une variété rares.

C'est alors que lui est venue l'idée de créer une Fondation, seul moyen de préserver sa collection dans son intégrité, tout en permettant au public d'y accéder.

En proposant de mettre l'Hôtel d'Assézat à la disposition de sa Fondation, la municipalité de Toulouse répondait au voeu de Georges Bemberg : disposer d'un lieu hors du commun, où abriter les oeuvres et les objets témoignant d'une vie toute entière consacrée à la recherche artistique.